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CATALOGUE DES TIMBRES |
GLOSSAIRE DES TERMES UTILISES SUR LE SITE
Epreuve d’artiste
Depuis 1959, l’Atelier de Fabrication des Timbres-Poste tire les épreuves d’artiste et en contrôle strictement la production. Leur quantité est limitée à une vingtaine d’exemplaires tirés à la presse à bras avec le poinçon non durci, sur un papier épais de grande qualité. Chaque épreuve comporte une empreinte à sec qui rend sa reproduction quasiment impossible.
Avant 1959, les épreuves d’artiste étaient généralement préparées par le dessinateur ou le graveur du timbre lui-même, d’où leur nom d’ « épreuves d’artiste » . Leur production était moins contrôlée, et, quoique la plupart des épreuves d’artiste d’avant 1959 demeurent rares, elles étaient parfois tirées à des quantité légèrement plus importantes.
Les épreuves d’artiste sont monochromes. Elles sont tirées en noir et dans d’autres teintes, et portent généralement la signature du graveur ou du dessinateur (voire des deux) au crayon.
Epreuve de réception
Ce sont les épreuves française les plus rares. Elles étaient produites jusqu’en 1963 par l’Atelier de Fabrication des Timbres-Poste avec le poinçon original non durci, afin de détecter les minuscules défauts qui auraient pu poser des problèmes lors de l’impression du timbre. En général, on tirait trois à cinq exemplaires, en sépia seulement. Si l’on trouvait un défaut, on retouchait le poinçon et on imprimait une autre série d’épreuves.
Epreuve de luxe
Une épreuve de luxe est un feuillet au centre duquel le timbre est imprimé dans ses couleurs définitives. Depuis 1949, les épreuves de luxe mesurent généralement 10cm sur 13cm.
Les épreuves de luxe de France et la majeure partie de celles produites pour les anciennes colonies françaises sont imprimées par l’Atelier de Fabrication des Timbres-Poste, dont l’appellation, qui a changé au cours des années, apparaît dans le coin inférieur droit de l’épreuve.
Jusqu’en 1967, les épreuves de luxe portaient en outre des perforations de contrôle en bas du feuillet.
Jusqu’en 1966 et souvent après cette date, les épreuves de luxe des timbres imprimés en héliogravure ont toujours été produites par des entreprises privées telles que « Hélio Vaugirard », « So Ge Im » ou « Delrieu ».
Les épreuves de luxe de France sont tirées à environ 250 exemplaires, et offerte à de hauts dignitaires ou à des membres du gouvernement.
Epreuve de luxe collective
Quand on émet plusieurs timbres en série le même jour ou à des dates rapprochées et sur le même thème, on les imprime parfois sur le même feuillet pour composer une épreuve collective.
Les épreuves collectives sont beaucoup plus rares que les épreuves de luxe normales : elles ne sont tirées qu’à 25 exemplaires.
Pour certaines émissions avant 1940, on ne tirait que des épreuves de luxe collectives. Bien qu’elles soient maintenant très rares, ces épreuves étaient pourtant tirées à plus de 25 exemplaires chacune.
Epreuve de luxe dentelée et gommée
De 1946 à 1959, on a émis certaines épreuves de luxe, la plupart collectives, sur papier gommé. Elles sont pratiquement toutes dentelées. Leur tirage, qui dépassait rarement les 20 exemplaires, les rendent extrêmement rares de nos jours.
Epreuve de couleur
Les essais de couleur
constituent une création relativement récente.
Auparavant, le choix des couleurs s’effectuait à l’aide d’épreuves tirées à
partir du poinçon durci. Les épreuves de couleur sont monochromes. Pour chaque
émission, on essayait environ huit à dix teintes qu’on tirait chacune en deux ou
trois exemplaires. Le code de chaque teinte est indiqué au crayon dans le coin
inférieur droit de l’épreuve. Pour certaines émissions des années 50, il existe
des essais et des épreuves de couleur.
Essai de couleur
Dans les années 50, la plupart des timbres de la France et de ses anciennes colonies sont imprimés en trois couleurs. Depuis 1960, certaines émissions comptent même jusqu’à six couleurs.
Les essais de couleur sont imprimés en feuilles. pour un timbre imprimé en feuilles de 25 exemplaires , la distribution est la suivante : les trois premières rangées sont unicolores, chaque rangée étant d’une couleur différente. Une des couleur est reprise sur la quatrième rangée. La cinquième rangée montre différentes combinaisons de couleurs.
A cause de cette présentation, beaucoup de philatélistes préfèrent collectionner ces essais en bandes de cinq présentant un essai de chaque rangée. Une feuille complète d’essais de couleur constitue la pièce maîtresse de toute collection.
La couleur des encres est généralement indiquée en marge au moyen d’un code inscrit au crayon. Les essais de couleurs n’existent que dans le cas des timbres gravés.
De 400 à 700 exemplaires sont tirés et distribués à de hauts dignitaires et à des membres du gouvernement.
Non dentelé
A l’occasion d’une nouvelle émission, le Ministère des PTT adressait un certain nombre de timbres, d’une part à de hautes personnalités auxquelles incombent la décision de l’acceptation définitive du timbre, d’autre part à l’U.P.U. ou à des administrations étrangères.
A l’origine, ces timbres reçurent la surcharge « Spécimen » qui les démonétisait et permettait de les offrir sans porter préjudice au Trésor. Mais on se rendit compte que cette surcharge défigurait le timbre. Elle fut donc supprimée et les bénéficiaires reçurent des timbres sans surcharge. Mais rien ne les différenciant des autres timbres, ils pouvaient servir à l’affranchissement.
L’Administration, pour concilier d’une part la présentation de timbres impeccables, et d’autre part enlever le pouvoir d’affranchissement, présenta à partir de 1940 les timbres non dentelés.
On peut donc dire que ces non-dentelés modernes sont la suite logique des timbres surchargés « Spécimen ».
Les tirages étaient (chiffres pour la métropole) :
entre
1940 et 1960 : 200 à 1000 pièces pour les timbres grands formats, 1000 à 2000
pièces pour les timbres petits formats,
à partir de 1960 : 1000 pièces pour
les timbres grands formats et 2000 pièces pour les petits formats.
Face à une spéculation de plus en plus importantes vis à vis des non-dentelés, l’Administration a cessé définitivement leur fabrication en mai 1999.
Date de révision : 2 février 2006